SHYLOCK 1 : La Genèse

Formé en juillet 1974 et dissout en octobre 1979, Shylock a été l'expérience révélatrice de ma vocation musicale.

Le groupe s'est créé à partir d'une annonce posée dans un magasin de musique à laquelle ont répondu Didier Lustig et André Fisichella, alors membres d'un autre ensemble consacré à des reprises rock.

Dès la première rencontre, et sans même avoir joué, le contact s'est établi. Il a donc été tout de suite question de trouver un lieu de répétition. A cette époque, les locaux organisés n'existant pas, la seule solution s'est trouvée être l'église d'un petit village de montagne, St Dalmas-le-Selvage où les parents de Didier allaient en vacance depuis plusieurs années.

Après négociations avec le curé de la paroisse, nous avons pu disposer de l'église à condition d'y accompagner musicalement la messe du dimanche.

Tout de suite, à partir de quelques accords de guitare, est né le premier titre, véritable composition collective exécutée dans une ambiance électrique et une fièvre de travail alors inconnue de nous.

C'est quand il a fallu nommer ce morceau que nous avons réalisé qu'aucune idée ni pensée n'avait été à son origine, la musique s'était générée elle même et seule notre réunion lui avait permit d'exister.

Nous l'avons donc appelé "Le Premier", pièce à rallonge dans le plus pur style "rock symphonique" de l'époque, formé d'un premier thème, chanté (par moi), suivi d'une ribambelle d'idées collées les unes aux autre sans relations puis inévitablement , retour au thème du début.
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Le Deuxième" a suivi immédiatement, à peu près sur le même modèle, c'est à dire contenant beaucoup d'idées, mais exposées sans aucun travail de développement ou de structuration.
Dans "Le Troisième", la soeur de Didier, Diane, (13 ans) fut réquisitionnée pour jouer un motif de flûte à bec, thème principal. Ce titre est sans batterie, André ayant dû retourner à Nice pour quelques jours.

Dans ce morceau, toujours chanté, une amorce de travail de développement apparaît.

Ces trois titres, qui étaient pourtant les pierres d'achoppement de toute la musique de Shylock, n'ont jamais été proprement enregistrés, surtout parce qu'après plusieurs concerts, des auditeurs, semblant apprécier par ailleurs notre travail, ont suggéré avec plus ou moins de ménagement que tout serait parfait si je ne chantais pas.

Les seuls enregistrements existants ont été effectués à l'aide d'un mauvais magnétophone à cassettes dans l'église : réverbération et saturation naturelles garanties.

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